CYCL'EAU TOULOUSE-OCCITANIE 2026

DU 25 AU 26 MARS 2026 - MEETT - PARC DES EXPOSITIONS ET CENTRE DE CONVENTIONS & CONGRÈS DE TOULOUSE MÉTROPOLE

PARTENAIRES DU SALON CYCL'EAU TOULOUSE-OCCITANIE 2026

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JEAN LAUNAY, PARRAIN DE L'EDITION DE TOULOUSE-OCCITANIE 2026
06/01/2026

JEAN LAUNAY, PARRAIN DE L'EDITION DE TOULOUSE-OCCITANIE 2026

  Jean LAUNAY, Président du Comité National de l'Eau, s’est prêté au jeu des questions-réponses avec CYCL’EAU !   Monsieur Launay, vous avez accepté d'être le parrain de notre prochaine édition du Salon CYCL'EAU qui se tiendra les 25 et 26 Mars au MEET de Toulouse, et nous vous en remercions. Quelle est pour vous l'importance de la venue d'un tel événement sur le territoire occitan ? Tout d’abord, merci pour votre invitation à parrainer cette édition de Toulouse, l’eau est un sujet qui me préoccupe depuis longtemps et je pense que dans ce bassin d’Adour-Garonne, le sujet de l’eau est encore plus prégnant qu’ailleurs du fait de la pression du changement climatique et d’une eau qui est plus comptée qu’ailleurs pour le partage entre les différents usages. Ce réchauffement climatique qu’on vit de façon beaucoup plus consciente depuis 2023 avec les épisodes de canicule, impacte fortement toutes les activités et la rareté de la ressource est telle qu’il est important de prendre des mesures à l’horizon 2030 et 2050, dans ce bassin en particulier.   Vous présidez le Comité national de l'eau depuis plus de 10 ans. Comment ont évolué les débats autour des enjeux de la gestion de l'eau en France ces dernières années ? Effectivement, cela fait exactement 13 ans que je préside le Comité national de l’eau ! Pour revenir sur l’impact du changement climatique sur la ressource en eau et son usage, il y a beaucoup plus de difficultés à partager l’eau entre les différents usages. Ça apparait de façon plus forte dans les débats de nos instances et le sujet de la gouvernance et de l’organisation de la responsabilité en matière de gestion de l’eau – qui fait quoi et qui paie quoi – prend de plus en plus d’importance. Le Salon CYCL’EAU sera l’occasion d’en débattre à nouveau parce qu’il faut à chaque fois répéter quelques constantes : la loi de 1964 qui a fondé la loi sur l’eau et fondé nos réflexions collectives sur la gestion de l’eau, est anticipatrice de la décentralisation, de la déconcentration de la fiscalité écologique, de la démocratie participative. Et il faut rappeler que ce grand principe de gestion par bassin versant accompagne aussi des principes comme celui de « pollueur-payeur » et « l’eau paie l’eau ». Tout ça est toujours d’actualité et est complètement moderne.   Comment définiriez-vous une bonne gouvernance de l'eau ? C’est un sujet complexe que celui de la gouvernance et je ne le dissocie jamais des sujets de financement. Cela renvoie à la question précédente sur le « qui fait quoi ? ». Il est important de savoir qui porte la responsabilité et dans quel domaine. D’abord, l’alimentation en eau potable, aujourd’hui, ce sont les communes qui ont cette compétence. Il est normal de se projeter dans un avenir où cette responsabilité soit plus partagée, plus solidaire de communes en communes, en fonction de l’endroit où l’eau se produit et se distribue. Je plaide pour la création de syndicats mixtes de seconde génération qui assurent à la fois la production et la distribution de l’eau potable, quelque soit le mode de gestion, DSP ou régies. Le mode de gestion ne préjuge pas de l’organisation autour de groupements – établissements publics de coopération intercommunale ou de syndicats – qui doivent gérer l’eau. Il faut absolument trancher cette question de gouvernance dans un avenir proche parce que dans les instances de bassin où nous siégeons, on voit bien qu’il faut trouver le meilleur rapport coût efficacité entre l’action que l’on soutient et le bénéfice que l’on peut en tirer collectivement. Et là, de ce fait, on voit bien que l’échelon communal est dépassé.   Également, un grand sujet prégnant et éminemment politique se pose autour du prix de l'eau, et de son inévitable flambée des prix dans les années à venir. Quelle est votre position et les lignes que vous voyez se dessiner pour conserver l'accès de l'eau à tous ? La question du prix de l’eau est importante parce qu’aujourd’hui, l’eau c’est la facture de nos concitoyens. 70% de la facture d’eau provient des consommateurs individuels et le reste des redevances sur les usagers économiques essentiellement. La responsabilité du coût des investissements qui sont faits sur l’eau en termes de gestion quantitative ou de gestion qualitative porte essentiellement sur le citoyen lambda. Il y a donc une question d’acceptabilité de l’impôt. C’est vraiment ce sujet qui est posé et qui amène à mettre en place progressivement d’autres redevances sur les industriels, sur les énergéticiens. Peut-être demain faudra-t-il en inventer sur la pharmacie, les produits cosmétiques etc. mais aussi sur les producteurs de PFAS. Demain on va chercher de plus en plus les produits qui mettent en cause la qualité de l’eau. Et plus on cherche, plus on trouve ! Il faudra, en fonction du degré de recherche sur toutes ces molécules, adapter notre tarification sur l’eau et trouver d’autres modes de financement. Le citoyen consommateur d’eau ne peut pas assumer tout seul ces coûts du mur d’investissement qui est devant nous : renouvellement des réseaux, interconnexion des réseaux – si on ne parle que de gestion quantitative – mais aussi l’amélioration de la qualité de la ressource en eau. De cette eau qui coule au robinet et qui, malgré tout, reste encore peu chère par rapport à tous les bénéfices qu’elle rapporte.   Pensez-vous, en ces temps incertains, que la guerre de l'eau aura-t-elle lieu ? Au plan planétaire, la guerre de l’eau a déjà lieu. Il est clair que l’eau est une arme qui est utilisée largement dans les pays où les conflits armés existent déjà. Nous n’en sommes pas là dans notre pays même si les conflits d’usages que j’évoquais tout à l’heure sont plus exacerbés qu’ils ne l’étaient. Je pense qu’il faut nous donner les moyens, et les débats dans nos agences et nos comités de bassin sont là justement pour apaiser les tensions qui peuvent exister entre les différents usagers de l’eau. C’est par le débat qu’on doit permettre d’éviter la guerre de l’eau au sens métropolitain franco-français du terme. Sans être naïf, oui, les tensions sur les usages existent, elles sont différentes sur les territoires en fonction de la disponibilité de la ressource, en fonction des cultures ou des industries qui y sont pratiquées. L’observation sur les conditions pour éviter une guerre de l’eau nous montre qu’elles doivent se faire évidemment au plan local sur des territoires plus restreints. Et c’est bien sûr le dialogue qui permettra de les éviter.   Retrouvez Jean Launay lors de la plénière institutionnelle qui aura lieu le mercredi 25 mars, à 11h30 Espace conférences  
INTERVIEW PARTENAIRE : OLIVIER BIANCHI
24/10/2025

INTERVIEW PARTENAIRE : OLIVIER BIANCHI

  Clermont Auvergne Métropole est partenaire de l’édition du Salon CYCL’EAU Clermont-Auvergne qui aura lieu les 5 et 6 novembre au Polydome de Clermont-Ferrand. Vous pourrez les retrouver sur le Village des Partenaires et lors des conférences institutionnelles. Olivier BIANCHI, Président de Clermont Auvergne Métropole, s’est prêté au jeu des questions-réponses avec CYCL’EAU !   1/ Clermont Auvergne Métropole a accepté d'être partenaire de la première édition de CYCL'EAU Clermont-Auvergne qui se déroulera au Polydome les 5 et 6 novembre prochains. Pouvez-vous nous dire quelles ont été vos motivations ? Quelle importance accordez-vous à un événement professionnel de ce type dans votre région ? L’eau est une ressource précieuse. En assurant son traitement et sa distribution sur une partie de son territoire, Clermont Auvergne Métropole et les 170 agents dédiés à ces missions agissent au quotidien pour la préserver et garantir aux habitants un service public de qualité. Il est impératif d’agir face aux épisodes de sécheresse et de manière plus globale face au changement climatique. L’urgence d’opérer une transition est d’autant plus forte que l’eau est essentielle pour notre alimentation, pour notre santé, nos activités, mais également pour notre qualité de vie. La prise de conscience est unanime et le changement est engagé. Consciente du potentiel de l’innovation face aux défis de demain, la Métropole continue de développer des solutions d’avenir sur son territoire. Être partenaire de la première édition de CYCL’EAU Clermont Auvergne qui aura lieu au Polydome est une occasion qu’il fallait saisir. Ce salon, comme celui de Vichy les années précédentes, permet de renforcer les liens et les collaborations entre les différents acteurs de l’eau et d’œuvrer pour le futur.   2/ La Métropole est pilote d'une conférence sur les eaux pluviales et les inondations. Quels messages souhaitez-vous faire passer au travers de ce sujet ? Cette thématique est effectivement une thématique chère à la Métropole qui a validé son Programme d’Actions pour la Prévention des Inondations (PAPI) en décembre 2024 ; ce programme a été ensuite labellisé par la Commission Inondations Plan Loire cet été. Il a pour objectif de définir une gestion intégrée du risque inondation afin de réduire les conséquences de ce risque majeur sur la santé humaine, les bâtiments, les activités économiques et l'environnement et de travailler sur la culture du risque pour que chacun connaisse le risque inondation et sache réagir en cas de crise. La Métropole a aussi validé en décembre 2024 une politique ambitieuse concernant la gestion des eaux pluviales et le ruissellement via le zonage d’assainissement eaux pluviales et les prescriptions associées qui privilégient la gestion à la parcelle et sont adaptées aux enjeux et à la densité d’urbanisation du territoire ; par exemple, tout raccordement dans les zones AU est interdit dans les réseaux unitaires ou pluviaux saturés dans un objectif de non-aggravation de la situation actuelle. Le salon CYLC’EAU permettra lors de cet atelier de présenter différents aspects, contraintes et solutions déployées sur les eaux pluviales.   3/ Clermont Auvergne Métropole dispose de l'ensemble des compétences liées au cycle de l'eau : eau potable, gestion des eaux usées et pluviales, gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations, ainsi que la défense contre l'incendie. Pouvez-vous nous dire quel est l'état de la ressource sur votre territoire et quelles sont les grandes priorités qui se dessinent pour les années à venir pour sa préservation ? Le dérèglement climatique génère des épisodes de sécheresse et de crue. Pour établir une stratégie « eau potable » sur le long terme, Clermont Auvergne Métropole a décidé de lancer, en 2020, son schéma directeur d'alimentation en eau potable (SDAEP). Les objectifs poursuivis étaient multiples : Améliorer la connaissance du système d'alimentation en eau potable ; Fournir une eau en quantité suffisante toute l'année et dans des conditions de desserte optimales et renforcer durablement la sécurité de l'alimentation en eau ; Améliorer le rendement du réseau au-delà de 85 % ; Améliorer la qualité de l'eau distribuée ; Contribuer à la rationalisation de la gestion de l’eau à l’échelle de Clermont Auvergne Métropole, dans un souci de cohérence avec l’approche des collectivités et syndicats des eaux limitrophes (sécurisation, maillage, secours). L’état des lieux des ressources a montré des ressources qui ont une certaine vulnérabilité du fait du dérèglement climatique ou de la dépendance au remplissage du barrage de Naussac, réserve d’eau en Lozère qui permet de soutenir le débit d’étiage de l’Allier et de la Loire. Le bilan Besoin – Ressources a permis de déterminer des actions à mettre en œuvre pour assurer la distribution d’une eau potable en quantité suffisante et de qualité en 2045.                Cela a été retranscrit dans un programme de travaux global établi sur une période de 20 ans et évalué à 150 millions d’euros HT (valeur 2023) permettant : L’amélioration des performances : correspond aux travaux de renouvellement périodique des réseaux (avec un objectif ambitieux de 1,2 % du linéaire renouvelé par an), de recherche et réparation des fuites, de restructuration des ouvrages vétustes, de renouvellement des compteurs et d'automatisation de la relève… ; L’amélioration de la sécurisation de la distribution : regroupe les études prospectives de recherche en eau, les travaux de mutualisation des ressources (interconnexions internes) et de renforcement de réseaux… ; L’amélioration de la qualité de l'eau : correspond aux travaux relatifs au respect des références de qualité inscrites dans les textes réglementaires et au renouvellement sur l'usine d'eau potable.   Vous pourrez retrouver Clermont Auvergne Métropole : Durant les 2 jours de salon sur le Village des Partenaires Durant la conférence « Du ruissellement à l’inondation : évaluer les risques et trouver des solutions le mercredi 5 novembre à 9H30 - Espace Conférences Durant la plénière institutionnelle le mercredi 5 novembre à 11H30 - Espace Conférences Durant la conférence "Renaturer pour résister" le jeudi 6 novembre à 11h30 - Espace Conférences    
INTERVIEW PARTENAIRE : BAPTISTE MARIE-CATHERINE
24/10/2025

INTERVIEW PARTENAIRE : BAPTISTE MARIE-CATHERINE

  La Chambre de Commerce et Industrie du Puy-de-Dôme est un acteur économique incontournable pour les entreprises du territoire. Pourtant méconnu, le rôle de la CCI est pourtant primordial pour aider les entreprises à mieux gérer la ressource en eau. Vous pourrez les retrouver durant les 2 jours de Salon de l’édition CYCL’EAU Clermont-Auvergne qui aura lieu les 5 et 6 novembre au Polydome de Clermont-Ferrand au Stand B2. Baptiste MARIE-CATHERINE, Conseiller Eau & Développement Durable de la CCI Puy-de-Dôme Clermont Auvergne Métropole s’est prêté au jeu des questions-réponses avec CYCL’EAU !   1/ La CCI du Puy-de-Dome va participer à la première édition de CYCL'EAU Clermont-Auvergne qui se déroulera au Polydome les 5 et 6 novembre prochains. Pouvez-vous nous dire quelles ont été vos motivations ? Quelle importance accordez-vous à un événement professionnel de ce type dans votre région ? A la Chambre de Commerce et Industrie, nous avons toujours été engagés sur les questions relatives au développement durable et à l’environnement. Ces dernières années, l’eau est apparue comme un enjeu prépondérant et la CCI du Puy de Dome a été pionnière et chef de file sur cette thématique. Nous croyons beaucoup aux retours d’expérience car il y a beaucoup de cas particuliers, de la part la typologie des entreprises que nous rencontrons et que nous accompagnons, ainsi que les enjeux inhérents à l’eau.  Un Salon comme CYCL’EAU qui est consacré à la gestion globale de la ressource, pour nous, est un très bon outil à la fois pour partager les meilleures pratiques, augmenter en compétences, rencontrer des nouvelles personnes et enfin, permettre d’anticiper les enjeux futurs ainsi que les solutions que les entreprises pourraient mettre en place.   2/ La CCI agit au service des entreprises, de l'économie et des territoires, que mettez-vous en place en faveur de la protection de la ressource en eau concrètement ? Dans un premier temps, il a fallu connaitre les besoins et les acteurs économiques pour qui l’eau était un besoin stratégique. Lors d’une étude réalisée par nos soins, nous avons pu remarquer qu’un certain nombre d’entreprises s’inquiétait de l’état de la ressource, à la fois sur le long terme concernant la disponibilité de l’eau mais également sur les enjeux à plus court terme. En effet, là où la ressource viendrait à manquer, il y a des conflits d’usage et en tant qu’acteurs économiques, nous ne sommes pas prioritaires au regard des enjeux liés à l’eau potable. Nous avons alors identifié un enjeu réglementaire et un besoin d’anticipation fort. L’eau est une ressource méconnue de la plupart des acteurs et petites structures pour qui ce n’est pas un enjeu économique fort et prioritaire, contrairement à l’énergie. La CCI mène donc à la fois une étude et un diagnostic pour connaître le territoire et le besoin de nos entreprises ressortissantes pour pouvoir participer le plus efficacement possible aux politiques locales. Nous sommes participants au Collège des acteurs économiques des Commissions locales de l’eau et nous participons aux différents comités : Comité départementale de l’eau, groupes de travail de rédaction des arrêtés cadre sécheresse ainsi que des comités techniques et comités de pilotage  avec les élus de la CCI sur les plans territoriaux de gestion des eaux et les études hydrologie milieux usages climat (HMUC) qui permettent d’anticiper l’évolution de la ressource sur les prochaines décennies ainsi que les scenarios de partage qui peuvent être faits. Et enfin, nous avons un volet accompagnement, que ce soit par le conseil et la sensibilisation pour former et aider nos entreprises à gérer le plus efficacement possible la ressource, tant d’un point de vue quantitatif que qualitatif.   3/ Vous tiendrez un stand (B2) sur les 2 jours de salon, que souhaitez-vous dire au visiteur pour lui donner envie de venir vous rendre visite ? Tout va dépendre du profil du visiteur. Si c’est un particulier, nous sommes présents pour promouvoir l’industrie des acteurs économiques, parce que ce sont de beaux métiers, qui ont un vrai avenir notamment avec les enjeux de relocalisation. Cet enjeu doit être conciliant avec l’environnement, mais nous y croyons. Si c’est une entreprise. C’est important de dire que des solutions existent et qu’elles reposent sur deux piliers : la sobriété et la diversification de la ressource. Il ne faut pas hésiter à se rapprocher de la CCI, puisqu’il y a tout un écosystème et une vraie expertise à la fois d’accompagnement mais également de fléchage vers les dispositifs les plus à même de faciliter les entreprises à accroître leur attractivité et leur compétitivité.   Vous pourrez retrouver la CCI du Puy-de-Dome Clermont Auvergne Métropole : Durant les 2 jours de salon sur le Stand B2